Les pratiques artistiques et culturelles à l’œuvre dans l’insertion sociale,

Auteur(s) : Pryen Stéphanie

Année : 2014
Nb de pages : 17

Les pratiques artistiques et culturelles à l'oeuvre dans l'insertion sociale

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Compte rendu

L’article étudie le mouvement de « culturalisation du social ». Autrement dit, les pratiques culturelles et artistiques sont explicitement mobilisées à des fins d’insertion sociale (la politique de la ville, logiques professionnelles et militantes).

Quels sont les bénéfices :

  • Les pratiques artistiques permettent de faire un retour sur soi, constituent des leviers de découverte.

Les pratiques artistiques permettent de s’essayer à des rôles, de puiser des modèles d’action, d’élaborer et de réélaborer ses identités, de faire travailler les schémas de sa propre existence. En cela elles produisent un déplacement.

  • L’art permet une ouverture sur une pluralité de mondes sociaux.

Si la culture permet une ouverture, celle-ci peut être chargée de violence symbolique. Ainsi, l’entre-soi peut également constituer une ressource. 

  • L’art est un haut lieu de la singularité et de la transcendance. 

Face à l’injonction à être soi, à être authentique, les pratiques artistiques offrent la possibilité de développer des stratégies individuelles.

« A ceux qui sont les plus précaires, l’exigence d’autonomie est sans doute la plus violente, puisqu’ils ne peuvent que faire la preuve de leur impossibilité à y parvenir, quand l’indépendance, notamment économique, constitue la condition indispensable au sentiment de réalisation autonome. »

  • La pratique artistique permet une reconnaissance positive.

Des revendications à la reconnaissance et au respect peuvent se déployer dans la pratique artistique. La pratique permet de montrer / prouver à autrui qu’on est « capable de ».

Elle permet également de projeter ses représentations de l’espace commun sur une scène publique (déconstruire les préjugés, interprétations).

 

Enfin l’auteur souligne que l’offre de participation conditionne la plupart des critères d’aide aux projets artistiques dans les territoires, alors qu’elle est rarement questionnée. Pourtant la manière dont la démocratisation de la culture amènerait au développement des « capabilités » reste obscure.

  • Les activités artistiques n’échappent pas aux systèmes de coopération dans lesquels elles sont enchâssées.
  • Il est nécessaire de remettre en question le caractère intrinsèquement vertueux de la « convivialité » qui serait propre aux projets participatifs. 
  • Reconnaitre les identités culturelles des groupes comprend le risque de naturaliser et d’homogénéiser, de rendre statiques des identités relationnelles et dynamiques.
  • Orienter vers le consensus a tendance à tétaniser tout parole conflictuelle.