Les pratiques culturelles dans la communauté urbaine de Lille : la métropolisation en marche
Auteur(s) : Pierre Le Quéau, Vincent Guillon
Édition : l’Observatoire Plus - N°40
Année : 2012
Nb de pages : 9

Compte rendu

La communauté urbaine Lille Métropole et la DRAC Nord- Pas-de-Calais, en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles, ont souhaité mener une étude en 2010 sur les pratiques culturelles afin d’évaluer si les comportements culturels ont évolués suite aux travaux d’aménagements réalisés depuis le début des années 2000 (Ouverture de la Piscine de Roubaix, Rénovation  du LAM et de la Gare St Sauveur, Lille 2004, le Tri Postal, etc.) L’échantillon représente 1500 personnes réparties sur les 85 commune. 

Les pratiques culturelles dans la métropole lilloise sont semblables à celles de Paris (sorties au cinéma et au spectacle vivant). Tandis que la danse se révèle supérieure notamment à Roubaix (spectacles et pratique amateur). La lecture se révèle plus faible, notamment pour les « grands lecteurs »  (20 livres par an) mais la fréquentation des bibliothèques et médiathèques est semblable à celle de Paris. On observe un goût plus prononcé pour l’écriture dans les territoires de la Lys et de l’Est.

 

Les célébrations de Lille 2004 ont attirés 40% des habitants de  la Métropole. Toutefois les évènements suivants (Bombaysers en 2006 et Europe XXL  en  2009) ont attirés deux fois moins de monde. 

La  perception du changement : Le paysage urbain, jugé plus beau par 76 % des habitants de la métropole lilloise ; l’ambiance, que 67 % d’entre eux estiment meilleure ; la mémoire collective, perçue comme mieux mise en valeur par 60 %. En ce qui concerne la vie culturelle, le constat d’un changement est un peu moins sensible, encore que 63 % des habitants l’aient effectivement apprécié : ainsi l’offre serait-elle plus variée (pour 76 % des personnes interrogées), plus nombreuse (74 %), de meilleure qualité et plus accessible (65 %).

Les logiques territoriales : On observe une logique « centripète » selon laquelle Lille, structure fortement les pratiques culturelles, ce qui provoque une inégale participations  des différents territoires et de leurs habitants au dynamisme culturel.

« Ainsi la culture joue-t-elle un rôle paradoxal, puisqu’elle contribue à la construction d’une forme de cohésion métropolitaine tout autant qu’elle est un facteur, parmi d’autres, de la fragmentation du territoire de la Métropole lilloise. Autant de défis qui questionnent directement le sens et les modalités d’une intervention culturelle qui se déploierait à cette échelle. »

 Récapitulatif quantitatif

  • Cinéma : 75%
  • Musique : 52%
  • Théâtre : 28 %
  • Danse : 24% (28% à Roubaix)
  • Cirque : 20%
  • Pratique musique : 20%
  • Pratique Arts plastiques : 22%
  • Pratique Ecriture : 23%
  • Pratique danse : 16%
  • Pratique théâtre : 7%
  • Lecture (+ 20 livres par an) :17%
  • Lecture (5 à 19 livres par an) : 30%