Les pratiques amateurs en musiques actuelles dans la Métropole Lilloise. Le dispositif Tour de Chauffe.
Auteur(s) : L'ARA
Année : 2011
Nb de pages : 28

Compte rendu

Le contexte de l’étude

Le taux de pratiques musicales amateurs des habitants de la métropole lilloise est de 20 %.

Le dispositif Tour de Chauffe, accompagne chaque année des groupes de musique amateurs, dans le secteur des musiques actuelles, suite à un appel à candidature.

Objectif de l’enquête

Il s’agit d’étudier les parcours, les attentes, les réalités (nature, conditions d’existence, répétition, accompagnement, diffusion…) et perspectives (enjeux de l’accompagnement) de la pratique en amateur dans les musiques actuelles (121 groupes ayant postulé au dispositif en 2011).

Méthodologie

  • Questionnaires en ligne : 359 musiciens ont répondu sur les 426 musiciens postulants
  • Entretiens semi-directifs

 

Les caractéristiques sociologiques

  • L’âge moyen est de 28,5 ans
  • Surreprésentation des hommes (84%)
  • 3/4 des musiciens sont actifs + 16% étudiants ; 79% de professions intermédiaires

Les caractéristiques en termes de pratiques musicales

  •  68 % souhaitent pratiquer dans des conditions professionnelles (humaines, techniques, matérielles…)
  • Pluriactivité artistique : 57 % pratiquent 2 à 3 instruments ; 55% jouent dans deux groupes ; Variété des styles
  • Fort  besoin de se produire sur scène :  49-57% jouent en public 1 à 10 fois par an : 66% sur des petites scènes ; 42% lors de festivals > Les équipements structurants type SMAC programment moins de premières parties locales et les bars rencontres des difficultés (économiques, nuisances sonores).

Nécessité de dresser une cartographie de ces lieux de diffusion

  • 72% consacrent plus de 6h par semaine ; 54% répètent au moins une fois par semaine. 59% répètent dans des locaux dédiés mais très divers (caves des bars, studios de répétition…)

> Nécessité de dresser une cartographie précise de ces lieux de répétition. 

  •  Enregistrement :

    68 % des musiciens interrogés enregistrent chez eux ;  67 % dans des conditions professionnelles ; 87 % des musiciens interrogés déclarent autofinancer l’enregistrement

Les parcours

  • Transmission par le cercle familial et transmission par les pairs à l’adolescence : démarche d’appropriation de la transmission (moyen d’affirmer une identité, s’identifier à d’autres cercles).
  • L’apprentissage : la majorité ont commencé dans l’enfance (6-8 ans) ou à l’adolescence (14-15 ans); Recours à différents modes d’apprentissages :  80% en autodidacte ;  41%  entre amis ; 40% académique ; 20% en école associative > On observe une tendance à la réduction des clivages entre les logiques autodidactes et l’enseignement institutionnel.

L’hétérogénéité des apprentissages implique une mise en réseau des lieux d’apprentissage, de diffusion et de pratiques.

Les attendes vis-à-vis du dispositif 

  • 87% : Envie d’accompagnement nettement affirmée prenant en compte la singularité du groupe (Bilan scénique et artistique)
  • 87% : Envie de pouvoir partager sur scène et en public leurs pratiques musicales.
  • 3/4 :  Volonté de rencontrer d’autres groupes ou acteurs de  la scène locale.