Lecture publique et publics empêchés. Synthèse de l’étude réalisée par le Credoc
Édition : Ministère de la Culture et de la Communication, Direction générale des médias et des industries culturelles
Année : 2017

Compte rendu

Cette étude quantitative et qualitative réalisée par le CREDOC en 2017 dresse un état des lieux des actions et des partenariats développés par les bibliothèques.

Les résultats observés :

  • 80% des bibliothèques municipales ont mis en place une action pour les publics en situation de handicap.
  • 55% des bibliothèques municipales  ont mis en  place une action pour les publics sous main de justice.
  • 50% des bibliothèques départementales de prêt ont mis en place une action pour  les publics en situation de handicap.
  • 50% des bibliothèques départementales de prêt ont mis en place une action pour  les publics sous main de justice.
  • Dans près de la moitie des cas, la lecture en prison se concrétise par un portage de documents. Celui-ci est plus rarement accompagné de lectures à voix haute (prêts ou dépôt de documents dans les établissements).

 

Freins au développement dactions à destination des publics empêchés :

  • Manque de moyens humains et financiers.
  • La formation insuffisamment traitée.
  • Des actions peu formalisées qui reposent souvent sur des initiatives individuelles.

Pérennité des actions en question

  • La moitié des bibliothèques municipales n’ont pas inscrit les actions dans le projet d’établissement de la structure. Dans plus de six cas sur dix, les actions des bibliothèques sont déployées en partenariat avec d’autres structures.
  • La moitié des bibliothèques municipales  n’ont formalisé aucun des partenariats par la signature d’une convention.
  • Environ trois bibliothèques municipales sur dix ne sont pas en mesure d’objectiver les moyens humains ou financiers dédiés aux actions.
  • La moitié des structures ne réalisent pas de bilans ou d’évaluations.

Les leviers pour le développement d’actions en faveur des publics empêchés :

  • Le soutien politique et institutionnel 

La volonté politique peut se traduire par la formalisation d’un projet d’établissement ou « Projet culturel, scientifique, économique et social ».

  • L’implication personnelle des agents

Formation des agents :  faire évoluer leurs pratiques professionnelles et améliorer leur connaissance des problématiques spécifiques des publics empêchés.

  • Le développement de la médiation et construction progressive des partenariats

Recommandations :

  • Partager une même culture professionnelle.
  • Diffuser les outils et dispositifs existants.
  • Encourager les démarches de diagnostic et d’évaluation.