Résultats de l’enquête "Actions cinéma/audiovisuel en milieu pénitentiaire"
Édition : CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée)
Année : Juin 2008
Nb de pages : 86

Compte rendu

L’enquête nationale a été menée en 2006 par le Centre national de la cinématographie (CNC), en collaboration avec la Délégation au Développement et aux Affaires Internationales (DDAI) du Ministère de la Culture et de la Communication et la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) du Ministère de la Justice.

L’enquête était composée de questionnaires adressés à portait 61 opérateurs cinéma/audiovisuel.

 


Les résultats observés :

  • Les projections de films sont les plus présentes, suivies par les ateliers d’éducation à l’image et/ou pratique artistique.
  • L’initiative émane le plus souvent de la structure culturelle, seule ou avec d’autres partenaires. Le premier contact est en majorité les SPIP.
  • Les actions s’inscrivent dans des évènements nationaux (Un été au Ciné, Cinéville, Mois du film documentaire…)
  • Près de la moitié des actions touchent plus de 50 personnes. Les actions ne touchant que peu de personnes consistent en des ateliers de pratique ou d’éducation à l’image.
  • 20% des établissements ne possèdent pas de canal interne en état de fonctionnement (manque de moyens financiers ou humains).
  • Les actions consistent surtout à un apport culturel.
  • Les directeurs des établissements sont partie prenante des actions, tandis que les surveillants apportent un soutien moins important.
  • Les affiches sont le premier vecteur de communication, suivies par l’information orale.
  • Les projections collectives sont peu fréquentes (5 à 10 par an).
  • Les films sont le plus souvent des courts métrages et des fictions.
  • Les films proviennent de demandes directement auprès de distributeurs ou producteurs.
  • Le coût des droits de diffusion est jugé élevé et il existe un manque d’information sur ces droits.
  • Des thèmes sont jugés à éviter : la sexualité, la violence notamment psychologique et l’action en prison.
  • Les DVD sont les supports privilégiés.
  • La projection se fait principalement dans une salle polyvalente.
  • Un comité de sélection se réunit 2 à 5 fois par an (détenus et professionnels du cinéma).
  • Les personnes détenues participent à la réalisation des journaux internes diffusés sur le canal de manière quotidienne.
  • Les ateliers abordent le tournage, l’écriture scénaristique, l’éducation à l’image et le montage.
  • Le court métrage de fiction (10mn) arrive en tête des films les plus réalisés en prison, suivi du film d’animation et du documentaire. 45% ne disposent pas des droits de diffusion.
  •  Des formations sont mis en place par des associations.
  • Les structures mettent en œuvre une politique tarifaire ou une prise en charge des billets de cinéma.
  • Les actions sont financées en grande majorité par des subventions, jugées trop faibles.
  • La structure opératrice et l’établissement pénitentiaire sont les principaux fournisseurs de matériel.
  • Les moyens humains s’avèrent insuffisants. Peu de formation pour le personnel et relation avec les opérateurs jugées médiocres.
  • Les bénéfices sont multiples : les actions conduisent à une meilleure connaissance mutuelle entre personnes détenues, une amélioration du dialogue entre le personnel pénitentiaire et les personnes détenues ainsi qu’au développement d’une envie d’aller au cinéma ou de (re)voir des projections de films au sein de l’établissement.
  • Les structures sont généralement satisfaites de leur action et souhaitent la renouveler.